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Jean Balsamo - Dante, l’Aviso piacevole et Henri de Navarre | Italique, I, 1998, p. 79-94.
Italique [En ligne], I | 1998, mis en ligne le 05 mars 2009, DOI : 10.4000/italique.89. **--** re reception of Dante in France - in fight against Papacy, both French Catholics and Huguenots could use his attacks on the Papacy -- a familiar publication that combined anti -Papal comments in Date, Boccaccio and Petrarch, had a bizarre history linked to Henry IV- -' L’Aviso piacevole était une des nombreuses variations sur ce lieu rhétorique de la pensée protestante. Ce livre étrange, composé d’une matière italienne, édité en Angleterre, opportunément publié pour servir l’action de Henri de Navarre, était destiné à des lecteurs italiens ou italianisants de Genève, de Bâle, de Londres ou de Paris plus qu’aux Italiens de Florence ou de Rome qu’il ne pouvait guère toucher. Le nonce Ragazzoni, dans deux lettres adressées au cardinal Rusticucci, évoquait les autres livres suscités par le bref de Sixte Quint, le Brutum Fulmen de Hotman et le traité de Pierre de Belloy, dont il désignait le commanditaire, le garde des Sceaux Cheverny. Ces deux ouvrages, que le nonce avait eu beaucoup de peine à se procurer furent immédiatement mis à l’Index. L’Aviso piacevole au contraire semble être passé presque inaperçu. Il ne put échapper toutefois ... à la vigilance de Robert Bellarmin, venu en France avec la légation du cardinal Caetani. Bellarmin citait le recueil dans son appendix au traité De summo Pontefice publié dans le De Controversiis christianae fidei, et il entreprit de le réfuter. -- downloaded pdf to Note
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André Gendre - La Pléiade entre Bembo et l’Arioste | Italique, VI, 2003, p. 7-36
Italique [En ligne], VI | 2003, mis en ligne le 05 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.134 **--** L’imitation, en matière de poésie amoureuse par exemple, n’implique pas toujours la reconnaissance, fût-elle éphémère, d’une doctrine philosophique, d’une expérience commune, d’une affinité de sentiments ; elle est souvent comme un masque du sens qu’on emprunte pour le rendre ensuite. Elle correspond aussi à une séduction formelle momentanée. Ces pratiques aléatoires paraissent condamner la recherche d’une influence très particulière exercée sur nos poètes. Il est vrai que la Pléiade ne choisit souvent Bembo ou l’Arioste que pour leurs lieux communs pétrarquistes.Mais ces modèles sont trop grands poètes pour ne pas déterminer plus spécifiquement ceux qu’ils inspirent. -- Plan -- La sérénité néo-platonicienne de bembo. -- Le pittoresque de bembo -- L’arioste stimul. -- l’imaginaire sensuel des poètes de la pléiade. -- L’arioste et le portrait érotique. -- L’arioste inspire des imitations variées. -- Les Azolains éclairent-ils la composition des recueils français ? -- downloaded pdf to Note
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Thomas Hunkeler - Les « déviations » de l’esprit. Lire Délie de Maurice Scève à la lumière du Dolce Stil Nuovo | Italique, V, 2002, p. 53-75.
Italique [En ligne], V | 2002, mis en ligne le 06 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.146 **--** Aimer l’esprit, madame, c’est aimer la sottise. C’est par ce vers provocant que Ronsard ouvre en 1578, dans la première édition de ses sonnets pour hélène, le procès d’un platonisme qui s’est affadi, du moins de son avis, en un phénomène de cour et en une phraséologie largement dépourvue de portée philosophique. Au moment où Ronsard passe ainsi à l’attaque, le platonisme connaît en effet en France une seconde vague après celle des années 1530-40... Mais si, depuis Ronsard, le platonisme et a fortiori la notion d’amour platonique semblent figurer parmi les ingrédients aussi insipides qu’hypocrites de la littérature sentimentale, ce jugement ne trahit pas seulement un changement de goût ou de mœurs. Il résulte aussi d’une réception partielle, timorée et édulcorée, de la pensée ficinienne, qui a banalisé une pensée bien plus riche et bien plus ambivalente que ne le laisse croire la caricature de Ronsard. Une notion semble résumer à elle seule les enjeux, mais aussi les ambivalences de la pensée ficinienne : l’esprit. En effet, c’est dans la mesure où la notion d’esprit ou de spiritus a été banalisée lors de son importation en France, où on en a évacué tous les aspects qui n’entraient pas dans la tendance à la moralisation et à la spiritualisation qui marquait la réception de Ficin en France, qu’une réaction de rejet comme celle de Ronsard peut se comprendre. C’est dans une telle perspective que j’aimerais analyser, après avoir fait le point sur la notion de spiritus chez Ficin, le rôle que joue la notion d’“esprit” dans la réception de la pensée de Ficin en France entre 1500 et 1550, avant d’aborder plus en détail le cas de Maurice Scève. -- downloaded pdf to Note
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Corrado Bologna - Le retour des dieux anciens : Giulio Camillo et Fontainebleau | Italique, V, 2002, p109-138.
Italique [En ligne], V | 2002, mis en ligne le 06 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.152 **--** En ce début de XVIème, après des siècles d’absence, les dieux anciens “sont de retour” à Fontainebleau. Ils tapissent les murs, remplissent les bibliothèques, les salons royaux, les salles sévères des écoles universitaires. Leur présence inaugure une nouvelle mythographie et presque une nouvelle théologie païenne. Ce sont des dieux et des héros élégants, sophistiqués, très différents de ceux que, au milieu des années vingt, un grand élève de Raphaël, Giulio Romano, s’inspirant aux modèles antiques, inscrit de leur naturel de chair toute rosée et déjà flasque, où tant de maniéristes et de baroques trouveront leur inspiration, sur les murs de Palazzo Te à Mantoue. .La censure ecclésiastique et aussi politique déchaînent immédiatement une forte polémique (dont, à la fin du siècle et au terme du Concile de Trente, l’ouvrage de Gabriele Paleotti sanctionnera victorieusement la fin) à l’encontre de ce très heureux moment de paganisme potentiellement absolu, subversif, qui me semble proposer non pas tant un “retour à l’Esprit Classique”, qu’un “retour de l’Esprit Classique”. En songeant davantage et d’abord à la “cour païenne” du roi très chrétien à Fontainebleau plutôt qu’à la Rome “ville sacrée” du grand baroque de Bernin, je parlerais donc d’une « Présence réelle » de la mythologie paganisante que certains grands Italiens entent en France. -- gobs of footnotes and references - downloaded pdf to Note
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Matteo Residori - Néoplatonisme et scepticisme dans le Malpiglio secondo du Tasse | Italique, V, 2002, p. 93-108.
« «Del fuggir la moltitudine ». Néoplatonisme et scepticisme dans le Malpiglio secondo du Tasse », Italique [En ligne], V | 2002, mis en ligne le 06 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.150 **--** La composition, en 1584-1585, du dyptique de dialogues consacré à Vincenzo et à Giovanlorenzo Malpiglio semble destinée à illustrer la double vocation de l’œuvre dialogique du Tasse, telle que l’auteur la définit à la même époque dans son discours sur le dialogue.1Le malpiglio overo de la corte, qui a pour protagoniste le gentilhomme lucquois Vincenzo Malpiglio, trésorier du duc de Ferrare, est un exemple parfait de dialogue « civil ou moral », portant sur les problèmes éthiques et politiques de la vie de cour. Le malpiglio secondo overo del fuggir la moltitudine semble pencher plutôt du côté du genre « spéculatif », qui a pour objet les questions concernant « la science et la vérité ». Mais cette définition n’est pas assez précise. En mettant en scène le fils de Vincenzo, Giovanlorenzo, jeune homme brillant qui aspire à l’otium littéraire et philosophique, le Tasse propose dans le malpiglio secondo une réflexion sur les fondements mêmes de l’activité spéculative, et, de ce fait, sur la légitimité de sa propre entreprise littéraire. Dans la lecture du dialogue il faudra tenir compte de cette dimension réflexive, tout en essayant d’en préciser les circonstances et la portée réelle. D’autre part, la complexité du parcours que le Tasse dessine dans le texte, qui compte parmi les plus ambigus des dialogues, demande au lecteur de porter une attention particulière aux modèles qui en organisent la texture composite. C’est dans cette direction que nous avons orienté notre lecture, pour essayer de démonter la machine complexe du malpiglio secondo et d’éclairer ainsi quelques uns de ses enjeux essentiels. -- downloaded pdf to Note
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Francisco Rico - Pétrarque au partage de midi | Italique, VII, 2004, 9-26
Italique [En ligne], VII | 2004, mis en ligne le 05 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.124. **--** dans voi ch’ascoltate comme en bien des endroits de l’œuvre de Pétrarque – qu’il s’agisse de prose ou de vers, de latin ou de langue vulgaire –, «errore» constitue à peu de choses près un terme technique emprunté à la tradition stoïcienne pour désigner la falsa opinio qui trouble la vision du commun des mortels, alimente les « speranze », le « dolore » et les autres affectus ou perturbationes animi, provoque la désagrégation de l’esprit en « pensieri » aussi « sparsi » que les rimes venant les refléter. De toute évidence, Pétrarque apparaît ici comme un « altr’ uom » : il n’est plus ce qu’il était autrefois, il arbore désormais l’air grave du sage stoïcien et n’hésite pas à dénoncer les poèmes du canzoniere comme autant de rerum vulgarium fragmenta dans leur fond et dans leur forme, comme de vulgaires morceaux dignes du « popol » ignorant. Il ne s’agit pas ici d’une simple fiction plus ou moins placée sous le signe des précédents bien connus offerts par la littérature latine et les troubadours : à plusieurs reprises, l’illustre Italien dont nous commémorons le septième centenaire a voulu se convertir en « altr’ uom » et y est parvenu. -- J’aimerais attirer un instant votre attention sur un des moments décisifs de cette trajectoire passionnée et émouvante : ce moment du partage de midi où, à la croisée des chemins, déjà à l’âge mûr, Pétrarque résout les incertitudes qui l’avaient hanté durant ses longues années de formation et s’engage d’un pas ferme sur la voie qui le conduira à son plein épanouissement, à la fois en tant qu’écrivain et en tant qu’homme. -- downloaded pdf to Note
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Alessandra Villa - Le partage des ‘droits’ sur l’œuvre littéraire à la renaissance. Les cas d’Isabella d’Este | Italique, VIII, 2005, p. 45-71
Italique [En ligne], VIII | 2005, mis en ligne le 05 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.116. **--** la marquise s’avéra préférer, lorsqu’une œuvre lui était offerte, l’exclusivité de l’objet et le privilège de posséder une œuvre peu répandue et dont elle pouvait contrôler la diffusion ultérieure. Tout en répondant parfaitement à l’image d’une femme que l’historiographie dépeint véhémente, voire tyrannique, cette idée était très familière aux mécènes de la Renaissance et, à vrai dire, de tous les temps, du fait que la rareté est l’un des critères principaux pour estimer la valeur d’une quelconque collection, qu’elle soit d’œuvres d’art ou de livres. D’autre part, si les reproductions des œuvres d’art ne gardaient pas aux yeux des contemporains toute la valeur des originaux, les œuvres littéraires, ainsi que les œuves théâtrales et musicales, possédaient un haut degré de ‘volatilité’, pouvant être copiées à peu de frais et sans porter préjudice à leur valeur intrinsèque. Leur reproduction n’impliquait pas une perte d’aura. -- Pour protéger les trésors de leurs bibliothèques, les seigneurs se montraient jaloux et méfiants : ils prêtaient peu volontiers, et seulement à des amis fiables, auxquels ils demandaient cependant des garanties, parfois même en argent. Le prêt des œuvres était réglé par la loi du do ut des, et l’emprunteur était soumis au serment, implicite ou explicite, de ne pas trahir la confiance du prêteur en divulguant ultérieurement le manuscrit. Selon Luzio et Renier, on pourrait écrire une histoire de la littérature italienne de la période en étudiant les dédicaces offertes à Isabella. Vu la qualité et la quantité des œuvres et des auteurs intéressés par un tel recensement, cela paraît une affirmation bien fondée. Mais outre l’honneur, Isabella semble avoir réclamé un autre genre de prérogatives, plus matériel et à la fois plus indéterminé : le droit de partager avec l’auteur leur gestion. -- downloaded pdf to Note
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Arnaud Tripet - Pétrarque, la parole silencieuse | Italique, VIII, 2005, p. 9-25.
Italique [En ligne], VIII | 2005, mis en ligne le 05 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.112. *--* Les historiens s’accordent en général pour attribuer à Pétrarque une place inaugurale dans la culture dite humaniste, une culture qui sacrifie avant tout aux divinités de la parole. On restitue alors celle des Anciens. On valorise le verbe en lui conférant un pouvoir inédit sur les âmes, la capacité de les convertir au bien, au vrai et au beau. Son œuvre tant latine qu’italienne fournirait presque à l’infini des citations où la puissance bienfaisante du discours est proclamée au sein d’une épiphanie antique de la sagesse. Bientôt, et sous son influence, vont se créer en Italie, puis en Europe des écoles parallèles à celles déjà en place. Dans leurs programmes humanistes, le traditionnel trivium ne suffira plus, avec la logique, la rhétorique et la grammaire, pour qualifier les disciplines du langage en vue de la maîtrise ès arts. Va s’ajouter l’étude de l’histoire et de la poésie, laquelle n’existait précédemment que comme une variante de la rhétorique. Le souci d’élégance expressive ira de pair avec une certaine laïcisation des contenus. Humanisme dont on dira en simplifiant outrancièrement qu’il se construit ad maiorem hominis gloriam, de l’homme « parlant » en tout cas, et tenté souvent par une copia un peu complaisante, voire incontinente. Une question se pose alors : le silence va-t-il tempérer cette abondance ? Va-t-il nuancer la tentation de croire que le mot a valeur ontologique, et que l’on est ce qu’on dit ? Va-t-il suggérer que l’on est tout autant ce qu’on tait ? Sans autre préambule, je voudrais produire deux exemples tirés de Pétrarque. Ils parlent d’eux-mêmes et le silence y prend rang avec pleine dignité dans son discours.
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Lina Bolzoni - Les Asolani de Pietro Bembo, ou le double portrait de l’amour | Italique, IX, 2006, p. 9-27
Italique [En ligne], IX | 2006, mis en ligne le 29 mai 2009, DOI : 10.4000/italique.103. **--** Les Asolani réalisent en outre une synthèse complexe de traditions et de modèles différents, littéraires et philosophiques, anciens et modernes, latins et en langue vulgaire. Ainsi la tradition du dialogue latin, classique et humaniste, est réécrite en vulgaire et utilisée également comme cadre et comme commentaire à un choix de poésies ; si le cadre narratif renvoie à son tour au Décaméron, le choix de poésies s’inspire de plus en plus du Pétrarque du Canzoniere. Différentes traditions philosophiques – en particulier la réflexion moderne sur l’amour des néoplatoniciens florentins – sont utilisées pour donner une nouvelle dignité théorique à la tradition lyrique en vulgaire et en même temps pour réaliser une difficile réconciliation entre vie et littérature, entre autobiographie et création d’un modèle idéal. La célébrité des asolani n’est pas seulement italienne : une traduction française, par Jean Martin, est publiée à Paris en 1545 et elle sera réimprimée plusieurs fois au cours du XVIe siècle.En outre, il ne faut pas oublier que Bembo est le protagoniste du dernier livre du cortegiano grâce justement à l’autorité dont il jouissait pour avoir écrit les asolani ; la célébrité européenne du cortegiano contribue à amplifier aussi la renommée de notre texte. -- downloaded pdf to Note
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Jean Balsamo - « Qual l’alto Ægeo... » : Montaigne et l’essai des poètes italiens | Italique, XI, 2008, p.109-129.
Italique [En ligne], XI | 2008, mis en ligne le 01 février 2012, DOI : 10.4000/italique.213. **--** La poésie est l’expression privilégiée de l’émotion pour Montaigne.1Il cite tout au long des Essais d’innombrables vers, par lesquels il exprime tout ce que sa prose ne peut dire. Ces citations contribuent à un effet d’hétérogénéité stylistique et linguistique, qui définit l’originalité même du livre, dans le cadre d’une « rhétorique des citations » et d’une esthétique de la surprise et de la varietas. Ces vers sont en latin pour la plupart d’entre eux, constituant une véritable anthologie, d’Ovide et de Virgile, cités dès le chapitre 2 du premier livre, à Horace, qui conclut le dernier chapitre du livre III. Montaigne cite également 70 vers de poètes italiens. Ces fragments en langue italienne sont plus importants que les vers français, si l’on excepte, dans les trois premières éditions, le recueil des 29 sonnets d’Etienne de La Boétie, qui constitue à lui seul la matière d’un chapitre dédié à la comtesse de Guiche. La langue italienne, sous le règne de Henri III, était un signe de distinction. De tels vers étaient l’expression ostentatoire d’une culture mondaine, que le livre partageait avec ses lecteurs, dames et gentilshommes dont Montaigne voulait être le pédagogue sans pédantisme. -- downloaded pdf to Note
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Volker Kapp - Les Exempla dans les Triumphi et la culture oratoire de Pétrarque | Italique, XII, 2009, p. 9-31.
Italique [En ligne], XII | 2009, mis en ligne le 01 novembre 2012 - DOI : 10.4000/italique.220 *--* Les réserves des lecteurs du XXIe siècle contrastent avec le succès fulminant des Triumphi au Quattrocento dans les domaines littéraire et artistique. Le nombre élevé de manuscrits, ... confirme la haute estime dont ils jouirent pendant la Renaissance...pour ne pas parler des tableaux consacrés au thème du triomphe et influencés, plus ou moins, par Pétrarque. Pour expliquer ce changement surprenant des paramè­tres de la réception, on peut invoquer les divergences qui nous séparent de la civilisation humaniste.-- Et n’est-il pas légitime de renvoyer à la rhétorique qui caractérise l’humanisme européen précisément depuis Pétrarque dont on connaît l’ambition de se détacher par-là de la littérature et de la philosophie médiévales ? ...Nous proposons d’analyser cette problématique en insistant sur la figure rhétorique de l’exemplum. Afin de saisir l’impact de ce procédé à l’intérieur de la culture oratoire de Pétrarque, il faudra identifier quelques figures dans cette poésie, situer celle-ci parmi les formes du discours et évaluer ce qu’on a qualifié de « passion archéologique » de notre auteur, passion, dont relèvent les exempla tant dans son œuvre historique que dans les Triumphi. -- montrer que les exempla servent à mettre en scène le théâtre de la mémoire dans lequel le 'je' lyrique explore les présupposées et les enjeux de son éloge lyrique de Laure. Toute réflexion sur la rhétorique de Pétrarque doit partir de l’affinité entre l’art oratoire et la philosophie morale qu’il ne cesse de postuler. Cette convic­tion qu’il tire de Cicéron marque le dialogue intitulé De eloquentia du De remediis utriusque fortune. -- downloaded pdf to Note
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Gabriele Bucchi - Au delà du tombeau: Pyrame et Thisbé dans deux réécritures de la Renaissance italienne | Italique, XIII, 2010, p. 53-80
Italique [En ligne], XIII | 2010, mis en ligne le 23 juin 2014, URL : http://italique.revues.org/282 ; DOI : 10.4000/italique.282 *--* La fable de Pyrame et Thisbé tirée des Métamorphoses d’Ovide (iv 55-166) fut pendant le Moyen Âge et la Renaissance une des plus connues parmi celles du poème latin. -- je voudrais prendre en considération deux réécritures, parues à une année de distance l’une de l’autre dans deux recueils poétiques de la Renaissance italienne: la Favola di Piramo e Tisbe des Amori di Bernardo Tasso (1534) et du poème du même titre paru une année plus tard dans les Rime toscane (1535) du mystérieux «Amomo», un poète italien exilé en France, que Nicole Bingen a récemment proposé d’identifier avec le Napolitain Antonio Caracciolo. -- je souhaiterais mettre en évidence la présence d’intertextes qui opèrent dans la réécriture de l’auteur classique. En effet, tout en restant dans un dialogue privilégié avec le texte latin, les deux auteurs se montrent néanmoins sensibles aux suggestions d’autres textes en langue vulgaire qui s’étaient à leur tour inspirés des Métamorphoses. C’est le cas, comme on le verra, de la paraphrase de Boccace dans le De claris mulieribus et surtout de deux épisodes de l’Orlando Furioso, dont le modèle se révèle (surtout pour Amomo) un vrai paradigme pour la scène de l’adieu des amants in articulo mortis. Finalement, je voudrais suggérer une lecture parallèle de l’épisode des funérailles de Clorinde dans la Gerusalemme liberata de Torquato Tasso (xii) avec un passage de la fable ovidienne réécrite par son père. -- downloaded pdf to Note
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Thomas Hunkeler - Dante à Lyon : des « rime petrose » aux « durs épigrammes » | Italique IX, 2008, p. 9-27
Journal - Italique: poèsie italienne de la Renaissance -- Dante traverse le seizième siècle français de façon spectrale, à l’ombre quasi totale de son plus célèbre confrère et compatriote Pétrarque. Au succès de ce dernier semble répondre négativement ce qu’Arturo Farinelli a appelé, de façon certes un peu schématique, la sfortuna di dante : l’infortune de Dante en France.En effet, l’écart entre ces deux couronnes d’Italie ne cessera de se creuser : tandis que le poète du canzoniere est en passe de donner naissance à une dynamique véritablement européenne, Dante au contraire se trouve relégué, et cela pour de longues années encore, dans la préhistoire poussiéreuse de la seule littérature italienne. Aux yeux des poètes de la Pléiade, Du Bellay et Ronsard en tête, Dante doit être écarté des modèles à imiter ; précisément, pourrait-on dire, parce que son œuvre, et peut-être surtout la divine comédie, paraissent inimitables et inassimilables. Le canzoniere de Pétrarque, en revanche, semble se prêter à merveille à des usages visant en fin de compte l’appropriation de sa substance et de son prestige, et la transformation de ce qui paraît étrange ou étranger en un corpus de référence désormais maîtrisé. Dans la grande entreprise de défense et illustration de la culture française engagée par la Pléiade, Dante ne peut pas avoir de place puisque son œuvre résiste, contrairement à celle de Pétrarque, à toute forme de translatio – même lorsqu’elle est traduite. Mais ce qui est vrai pour la France en général ne l’est pas forcément pour Lyon -- downloaded pdf to Note
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