dunnettreader + patrons + authors   2

Alessandra Villa - Le partage des ‘droits’ sur l’œuvre littéraire à la renaissance. Les cas d’Isabella d’Este | Italique, VIII, 2005, p. 45-71
Italique [En ligne], VIII | 2005, mis en ligne le 05 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.116. **--** la marquise s’avéra préférer, lorsqu’une œuvre lui était offerte, l’exclusivité de l’objet et le privilège de posséder une œuvre peu répandue et dont elle pouvait contrôler la diffusion ultérieure. Tout en répondant parfaitement à l’image d’une femme que l’historiographie dépeint véhémente, voire tyrannique, cette idée était très familière aux mécènes de la Renaissance et, à vrai dire, de tous les temps, du fait que la rareté est l’un des critères principaux pour estimer la valeur d’une quelconque collection, qu’elle soit d’œuvres d’art ou de livres. D’autre part, si les reproductions des œuvres d’art ne gardaient pas aux yeux des contemporains toute la valeur des originaux, les œuvres littéraires, ainsi que les œuves théâtrales et musicales, possédaient un haut degré de ‘volatilité’, pouvant être copiées à peu de frais et sans porter préjudice à leur valeur intrinsèque. Leur reproduction n’impliquait pas une perte d’aura. -- Pour protéger les trésors de leurs bibliothèques, les seigneurs se montraient jaloux et méfiants : ils prêtaient peu volontiers, et seulement à des amis fiables, auxquels ils demandaient cependant des garanties, parfois même en argent. Le prêt des œuvres était réglé par la loi du do ut des, et l’emprunteur était soumis au serment, implicite ou explicite, de ne pas trahir la confiance du prêteur en divulguant ultérieurement le manuscrit. Selon Luzio et Renier, on pourrait écrire une histoire de la littérature italienne de la période en étudiant les dédicaces offertes à Isabella. Vu la qualité et la quantité des œuvres et des auteurs intéressés par un tel recensement, cela paraît une affirmation bien fondée. Mais outre l’honneur, Isabella semble avoir réclamé un autre genre de prérogatives, plus matériel et à la fois plus indéterminé : le droit de partager avec l’auteur leur gestion. -- downloaded pdf to Note
article  revues.org  15thC  16thC  cultural_history  literary_history  intellectual_history  Italy  Italian_lit  Renaissance  court_culture  courtiers  elite_culture  patronage  patrons  authors  playwrights  publishing  publishing-piracy  IP  copyright  property_rights  dedications-author  economics_of_cultural_production  bibliophiles  manuscripts  downloaded  EF-add 
september 2014 by dunnettreader
Robert D. Hume - The Economics of Culture in London, 1660–1740 JSTOR: Huntington Library Quarterly, Vol. 69, No. 4 (December 2006), pp. 487-533
Robert D. Hume asks four principal questions in this article: (1) Who were the consumers of elite culture, and what could and would they pay? (2) What could be earned by writers, actors, singers, musicians, painters? (3) Who actually profited from the sale of culture? (4) How did patronage affect the production of culture? A survey of surviving figures for income strata and the prices paid by buyers suggests that the consumers of elite culture belonged largely to the wealthiest two percent of the population. Analysis of incomes shows that trying to earn a living as a writer, actor, or musician was a tough proposition. Patronage turns out to be surprisingly important, but more in terms of jobs, sinecures, and subscriptions than from individual largesse. Exact equivalencies to modern buying power are impossible to calculate, but scholars need to realize, for example, that in 1709 fully two-thirds of the books advertised in the Term Catalogues cost two shillings or less: a five-shilling book was pricey.
article  jstor  cultural_history  social_history  17thC  18thC  British_history  elite_culture  court_culture  theater  publishing  actors  authors  patronage  patrons  prices  EF-add 
january 2014 by dunnettreader

Copy this bookmark:



description:


tags: