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Alessandra Villa - Le partage des ‘droits’ sur l’œuvre littéraire à la renaissance. Les cas d’Isabella d’Este | Italique, VIII, 2005, p. 45-71
Italique [En ligne], VIII | 2005, mis en ligne le 05 octobre 2009, DOI : 10.4000/italique.116. **--** la marquise s’avéra préférer, lorsqu’une œuvre lui était offerte, l’exclusivité de l’objet et le privilège de posséder une œuvre peu répandue et dont elle pouvait contrôler la diffusion ultérieure. Tout en répondant parfaitement à l’image d’une femme que l’historiographie dépeint véhémente, voire tyrannique, cette idée était très familière aux mécènes de la Renaissance et, à vrai dire, de tous les temps, du fait que la rareté est l’un des critères principaux pour estimer la valeur d’une quelconque collection, qu’elle soit d’œuvres d’art ou de livres. D’autre part, si les reproductions des œuvres d’art ne gardaient pas aux yeux des contemporains toute la valeur des originaux, les œuvres littéraires, ainsi que les œuves théâtrales et musicales, possédaient un haut degré de ‘volatilité’, pouvant être copiées à peu de frais et sans porter préjudice à leur valeur intrinsèque. Leur reproduction n’impliquait pas une perte d’aura. -- Pour protéger les trésors de leurs bibliothèques, les seigneurs se montraient jaloux et méfiants : ils prêtaient peu volontiers, et seulement à des amis fiables, auxquels ils demandaient cependant des garanties, parfois même en argent. Le prêt des œuvres était réglé par la loi du do ut des, et l’emprunteur était soumis au serment, implicite ou explicite, de ne pas trahir la confiance du prêteur en divulguant ultérieurement le manuscrit. Selon Luzio et Renier, on pourrait écrire une histoire de la littérature italienne de la période en étudiant les dédicaces offertes à Isabella. Vu la qualité et la quantité des œuvres et des auteurs intéressés par un tel recensement, cela paraît une affirmation bien fondée. Mais outre l’honneur, Isabella semble avoir réclamé un autre genre de prérogatives, plus matériel et à la fois plus indéterminé : le droit de partager avec l’auteur leur gestion. -- downloaded pdf to Note
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september 2014 by dunnettreader
Kenan Malik - THE SCIENTIFIC INSTRUMENT AND ITS SOUL | Pandaemonium - May 2014
The science writer Philip Ball recently published a post on his blog Homunculus in which he wondered why modern scientific instruments seem to lack the beauty and soul of those of centuries past. Stephen Curry, professor of structural biology at Imperial College, wrote in response, on Occam’s Corner, the Guardian-hosted science blog, a wonderful little essay, in which he questioned some of Philip’s assumptions but made also a case for scientists to have more than an instrumental relationship to their instruments. Philip Ball then wrote an equally insightful reply in which he argued that scientific instruments are made not simply to do a job but also to express a certain image of science, to ‘employ a particular visual rhetoric’ in his words. The changing character of scientific instruments, he suggested, reflects the changing image of science that scientists wish to covey. -- Ball re visual rhetoric - what, and who, these instruments were for. Even for Galileo, the scientific experiment was still at least as much a demonstration as it was an exploration: it was a way of showing that your ideas were right. ...And in the earliest of the early modern era, during the late Renaissance, scientific instruments were objects of power. They were used by the virtuosi to delight and entertain their noble patrons, and thereby to imply a command of the occult forces of nature. For such a display, it was important that a device be impressive to look at: elegance was the key attribute of the courtly natural philosopher.
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may 2014 by dunnettreader

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